AG 2005 : Rapport moral du Président PDF Imprimer Envoyer

Assemblée Générale du 21 mars 2005 Salon du Livre de Paris
Rapport Moral & d'Orientation par R. Eric HARDIN, Président de l'ALIRE


Je vous rappelle que l'Assemblée Générale de l'ALIRE a lieu statutairement tous les 2 ans. En tant que Président de l’Association je vais donc m'efforcer de vous rendre compte rapidement de nos activités en 2003 et 2004.

Principaux points à retenir de notre activité depuis la dernière Assemblée Générale de mars 2003 :

 

1 – ACTIVITES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION ET DU BUREAU DE L’ALIRE
Depuis la dernière assemblée générale, le Conseil d’Administration de l’ALIRE s’est réuni 10 fois dans les locaux de Dilicom. Nous avons changé d’adresse postale suite au déménagement l’an passé de DILICOM au 60 rue Saint-André-des-Arts. Ceci n’a pas entraîné de modification de notre siège social qui reste au Cercle de la Librairie, 35 rue Grégoire de Tours. 
La participation des administrateurs aura été active. Nous avons trouvé notre rythme, notre organisation et l’information circule de façon très satisfaisante entre les administrateurs grâce à notre Déléguée Marie Dominique Doumenc et le courrier électronique.
Les librairies et utilisateurs de l’EDI au sein du circuit du livre ne réalisent sûrement pas l’implication et le dévouement de la quinzaine de leurs confrères qui travaillent activement au sein de l’ALIRE pour améliorer les services dont ils bénéficient quotidiennement, défendre leurs intérêts, et préparer leur avenir. Je tiens à les remercier au nom de l’ensemble de la Librairie pour le temps qu’ils y passent et les moyens qu’ils prennent sur leurs entreprises pour l’ensemble de la profession.
   
Je tiens à remercier vivement les administrateurs pour leur participation et leur activité au sein de notre instance professionnelle, comme pour la qualité de leurs travaux et de nos échanges.

 

2 – ACTIVITES DU SECRETARIAT PERMANENT
Notre Déléguée Générale assiste le Conseil d’Administration et engage les travaux décidés par lui. Son activité efficace est reconnue de tous et donne à notre Association une valeur positive aux regards de la profession dans son ensemble. C’est d’autant plus méritant qu’il n’est pas facile de travailler dans les conditions d’un temps partiel annualisé, depuis chez elle, avec son seul ordinateur et un téléphone. Et un Conseil d’Administration aux quatre coins de France.
Qu’elle soit remerciée pour sa disponibilité et son efficacité. 

 

3 – LA COMMUNICATION
La communication interne avec la circulation des documents de travail et d’information s’effectue dans de bonnes conditions de rapidité et d’efficacité par l’utilisation des courriels.
La communication externe :
- Notre fichier d’adresses électroniques, continuellement en activité, recense actuellement environ 650 adresses de libraires.
- La LETTR’ALIRE, lancée en décembre 2002, continue sa parution régulière avec les sujets d’actualité du moment. Pendant ces deux années, six numéros ont été expédiés aux libraires dont nous avons les adresses e-mails, aux distributeurs, à l’interprofession et aux SSII.
- En février 2003 et en février 2004, l’ALIRE a réuni autour des libraires et de l’interprofession toutes les SSII opérant sur le marché de la librairie pour obtenir de leur part des engagements et des précisions sur l’application des développements EDI profitables aux librairies. L’ALIRE est particulièrement attentive à l’engagement et à l’action des SSII, et n’a de cesse au long de l’année de les « booster ». Une réunion semblable vient d’ailleurs de se tenir en mars 2005.
- L’ALIRE a animé un atelier « Les libraires et les réseaux électroniques » lors du Salon du Livre de Paris en 2004, présentant une démonstration en ligne des sites des distributeurs.
- Membre associé à la CLIL, l’ALIRE participe tout au long de l’année à ses travaux.
- À l’international, nous avons des liens avec EDItEUR, gestionnaire des normes EDI pour le livre, ainsi qu’avec le Comité de l’ISBN pour la modification pour janvier 2007 de l’ISBN.


4 – LIENS AVEC DILICOM
Les liens avec la structure DILICOM et son personnel sont réguliers et positifs.
Il me faut une fois de plus souligner la transparence du fonctionnement de DILICOM, le sérieux de ses travaux pour le développement de l’EDI et son efficacité au quotidien. Et de rappeler que c’est une structure au service de l’interprofession, qui gagne de l’argent, et qui restitue à l’ensemble des participants ses gains par une politique constante de baisse des tarifs et d’investissements dans le développement des outils et dans la recherche.
C’est pour ces raisons que nous soutenons activement DILICOM et que nous la donnons en exemple comme structure au service de l’interprofession.
 
Le départ volontaire d’André Imbaud comme Président de Dilicom et la nomination d’un nouveau Président en la personne d’Hubert Didierlaurent en juin 2004 aura été une occasion de confronter entre administrateurs de l’ALIRE nos points de vue sur DILICOM avant l’élection. Cette élection a été l’occasion d’une réunion téléphonique des membres du Conseil d’Administration de l’ALIRE.

Après avoir activement contribué début 2003 au rapprochement d’Hachette et de DILICOM, nous nous sommes assurés de la bonne évolution du travail au sein de DILICOM. 

Actionnariat : je rappelle que l’ALIRE a souscrit en 2002 des actions DILICOM au maximum de la capacité actuellement autorisé par les statuts de la SA EDILECTRE/DILICOM, à savoir 25% du capital.
La régularisation juridique de l’ALIRE comme actionnaire le plus important au sein de DILICOM à été faite en 2004. À signaler le projet pour juin 2005 de faire passer le statut juridique de DILICOM de SA, société anonyme, en SAS, société anonyme à actions simplifiées. Quelques modifications seront apportées aux statuts avec, entre autres, l’inscription du Comité EDI dans l’organisation statutaire de la société. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.  
Nous avons tenu notre rôle d’actionnaire principal au sein de DILICOM.
Moi-même en tant que Président et Bertrand Picard comme Vice-Président avons participé à 11 Comités de Pilotage et 8 Conseils d’Administration et AG de la SA EDILECTRE/DILICOM.

 

5 – COMITE EDI DILICOM/ALIRE
Ce sont 10 réunions du Comité EDI qui se sont tenues au cours de ces deux années. Je rappelle que cette structure regroupe, à parité, distributeurs et libraires membres du Conseil d’Administration de l’ALIRE. La Présidence est  assurée par l’ALIRE.
Nous avons une convention de prestation avec DILICOM au titre du secrétariat du Comité EDI. C’est notre principale source de financement.
Je remercie les membres du Conseil d’Administration de leur participation aux travaux du Comité EDI, et du temps qu’ils accordent à l’avancée des « chantiers ».

 

6 – PLAN QUALITE
Nous avons poursuivi notre action « qualifiant » et affirmé notre volonté d’un plan qualité touchant les commandes (rapidité des relevés de boîtes de commandes, intégration directe sans ressaisie des commandes, exactitude dans le traitement des lignes), sur l’information (comparaison entre fichiers FEL DILICOM & fichiers distributeurs) avec analyse des écarts en déclaration de disponibilité & prix, et aussi sur la qualité des fichiers (champs titres, auteurs correctement remplis, travail sur les collections) .
Les RRR de fin d’année aux distributeurs sont maintenant faites en fonction d’une grille qualitative élaborée au sein du Comité EDI.
Il convient de poursuivre cette action.

 

7 – LES « CHANTIERS EDI »
Ces deux dernières années ont montré l’avancé des « chantiers EDI» étudiés et bien sûr l’ouverture de nouveaux ; d’une vue générale, on peut estimer positifs – quoique souvent difficiles – leurs développements, visant à apporter à la librairie des gains de productivité et d’efficacité. Les dossiers n’avancent pas toujours aussi vite que nous le voudrions.
Sans les citer tous, je vais aujourd’hui, situer l’état des principaux d’entre eux :
-   Commandes : maintien de l’efficacité et amélioration quantitative & qualitative des commandes.
- Avis d’expédition : c’est par à-coups que nous constatons des avancés sur ce message très prometteur pour les libraires. Après quelques mois de tests, il y a un « creux » pour travailler sur les imperfections, puis une relance des tests. Il est dommage de constater que ce message, qui est déclaré opérationnel par plusieurs distributeurs, ne soit utilisé que par de grands opérateurs, et que les SSII des librairies indépendantes tardent à mettre en œuvre ce message pour leurs clients.
- Commandes spéciales : message finalisé , utilisé par de plus en plus de libraires, pour peu que leurs SSII leur aient ouvert le champs dans leur progiciel. Reste à convaincre les commerciaux qui semblent y voir une menace  et inciter l’utilisation de cette nouvelle disposition utile pour tous. 
- Retours et avoirs numérisés : il s’agit d’avis de retours informatisés avec messages EDI en trois points : une demande de retour du libraire, une autorisation de retour du distributeur, un retour physique des livres par le libraire, avec l’autorisation EDI qui l’accompagne. L’intérêt est donc de faire circuler des messages électroniques et non des colis. C’est une volonté des libraires de l’ALIRE de reprendre l’étude de ce sujet. Dans un premier temps avec pour but de faciliter le rapprochement entre bons de retours et avoirs et limiter le flux stérile des retours refusés.
- FEL : le Fichier Exhaustif du Livre est aujourd’hui une réalité incontournable. Décidé par la CLIL, mis en œuvre par DILICOM, l’ALIRE n’a cessé de s’assurer de son amélioration quantitative & qualitative. C’est la base de l’information circulant par EDI. Une collaboration a été entreprise avec la BNF sur plusieurs points en vue d’enrichir et d’améliorer le contenu du FEL. 
- FEL SCOLAIRE : le FEL SCOLAIRE souhaité totalement opérationnel en janvier 2004, ne l’est toujours pas en raison de l’absence de performance des éditeurs scolaires en la matière. Il s’améliore, mais n’est toujours pas en conformité avec le décret sur les manuels scolaires. Si les libraires de l’ALIRE ont opéré des travaux de fonds sur le fichier, par extractions et comparaisons de fichiers, la mise en place du fichier scolaire opérationnel est attendue dans les mois qui viennent. L’ALIRE a plusieurs fois demandé une plus grande responsabilisation des éditeurs sur ce dossier. Nous pensons qu’il faudrait que la CLIL se dote de moyens pour faire avancer ce dossier essentiel afin de permettre des règles de concurrence saines entre les acteurs du marché des manuels scolaires. Afin de régler les litiges d’interprétation qui ne vont pas manquer sur l’interprétation du décret « manuel scolaire » l’ALIRE préconise la mise en place d’une structure de conciliation regroupant  syndicat de libraires, éditeurs, et pouvoirs publics. C’est un dossier urgent.
- Codes disponibilités : un groupe de travail du Comité EDI s’est réuni en mai 2004 pour établir une nouvelle grille, agréée par tous. La CLIL étudie actuellement sa mise en place, les SSII sa mise en œuvre et la gestion de la période de transition.
- DILIFAC : facture dématérialisée : un processus de réflexion sur l’intérêt qu’aurait la profession de se lancer dans la facture dématérialisée a été organisé par DILICOM. L’ALIRE pour sa part a réuni à deux reprises, en mars et avril 2004, des libraires et responsables syndicaux  pour les informer des enjeux, discuter de l’évolution de ce dossier et connaître leur point de vue.
Après pas mal de débats et d’études, il a été décidé au sein du Comité de Pilotage de la SA de se lancer dans ce nouveau « chantier ».
Utiliser la facture dématérialisée ferait faire 30 à 45% d’économie. On estime que circulent 7 à 8 millions de factures/an pour le livre.
Le terme « facture » doit être compris comme « facture/avoir ».
Les distributeurs sont prêts à verser sur le fonds de développement de la facture dématérialisée 500.000 euros pendant trois ans.
En avril 2004, le Comité de Pilotage a décidé de poursuivre l’étude du dossier, avec des tests pilotes jusqu’à fin décembre 2004.
La mise en opération, fixée au 1er janvier 2005, a véritablement démarré avec plusieurs distributeurs, il y a quelques jours.
Le seuil de mise en œuvre (unités circulantes) est fixé à au moins 20 partenaires et doit s’assurer que 250.000 factures doivent être traitées la première année.
Avec un coût de départ maximal : 0,50 euros par segment (Facture électronique : 0 ,50 euros, Facture dématérialisée : 0,50 euros, Centralisation des paiements : 0,50 euros). Mais ces coûts peuvent et doivent largement baisser.
La répartition est la  suivante : Facture électronique : 50/50, Facture dématérialisée : 80% libraires, 20% distributeurs, Centralisation des paiements : 80% distributeurs, 20% libraires. Des tarifs dégressifs sont prévus pour les grosses factures (à partir de 20 lignes). Un important dossier à suivre. Les liaisons entre nos systèmes de gestion de librairies et nos systèmes de comptabilité doivent être étudiées. Et nous avons beaucoup à imaginer quant aux gains possible pour nous libraires.
Il y a aussi dans ce projet tout un volet sur une centralisation des règlements qui nous intéresse vivement. 
- Droit de prêt & reversement : la SOFIA a reçu l’agrément du Ministère de la Culture pour collecter les fonds auprès des fournisseurs des bibliothèques de prêt par un système de perception établi sur la base des déclarations des fournisseurs et des bibliothèques. Le CFC et DILICOM sont également des opérateurs au sein du sujet. Une réunion s’est déjà tenue début janvier 2005 pour étudier la mise en place du système, conformément à la loi de juin 2003. Deux périodes sont à distinguer donc deux systèmes : du 1er août 2003 au 31 décembre 2004 : avec un système de répartition pour la période transitoire, et une seconde période à compter du 1er janvier 2005 : avec un système de perception en année standard. Ici encore, la transmission des données doit se faire par électronique et la SOFIA semble prête à aider des librairies non encore informatisées à le devenir.

Pour tous ces chantiers, des dossiers et documents sont à votre disposition. Il vous suffit de les demander à notre Déléguée Marie-Dominique DOUMENC

 

8- Mes regrets en tant que Président
* Ne pas avoir réussi à impliquer d’avantage de libraires dans nos travaux. Il faut que des libraires indépendants en plus grand nombre y participent afin de préparer la continuité de notre action pour la Librairie.
* Vous le savez, les SSII des libraires détiennent la possibilité de permettre aux libraires d’accéder aux développements de l’EDI sur lesquels nous travaillons à l’ALIRE et à DILICOM. Or, on constate que ces SSII n’assurent pas une mise à jour régulière des évolutions. J’en veux pour preuve l’exemple qui touche mes propres librairies : nous sommes encore dans l’attente de l’intégration de ces évolutions par la SSII qui gère notre progiciel, et de ce fait nous ne pouvons donc pas utiliser les développements mis en place en amont.
* L’utilité de créer des « Clubs d’Utilisateurs » par progiciels de gestion de librairies me paraît toujours aussi évidente avec des besoins qui se font de plus en plus sentir. Cela consiste à :
-regrouper une communauté d’utilisateurs afin de discuter avec leurs SSII,
- assurer la circulation de l’information et s’échanger matériels & applications.
L’idée a fait son chemin et les moyens techniques existent, permettant une mise en œuvre simple et de durée. Mais il nous manque simplement les moyens « d’amorcer la pompe », d’établir les premiers réseaux. C’est du temps humain qu’il nous faut, pour une action limitée dans le temps visant à aider à la constitution des « clubs ».
Un accord de principe pour financer ce démarrage existe avec plusieurs partenaires (DLL, ADELC, DILICOM). Electre de son côté pourrait financer le projet dans le cadre de son opération PISTIL. Les besoins sont modestes.
Il nous reste donc à trouver la personne capable de mettre en route le projet, avec l’appui de plusieurs administrateurs de l’ALIRE, mais cela nécessite encore un peu de leur temps….

* L’ALIRE n’a toujours pas été acceptée comme membre associé ou qualifié par le Syndicat de la Librairie française. Ce qui nous « ancrerait » dans la mouvance du grand syndicat de la librairie qui est encore à parfaire.

 

Pour terminer, je voudrais dire qu’il semble bien nécessaire à l’ALIRE de changer de Président. Certes j’ai trouvé au cours de ces années de présidence beaucoup de plaisir et d’intérêt à ce poste de responsabilité comme dans le travail effectué. Mais il faut un nouveau « leader » au bout de quelque temps, et je pense ce temps venu pour notre association.
Merci pour la confiance que vous m’avez accordé pendant mes mandats.


Saint-Quentin-en-Yvelines
Mars 2005
R. Eric HARDIN

 

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