AG 2001 : Rapport moral du Président PDF Imprimer Envoyer

ASSEMBLEE GENERALE DU 19 MARS 2001

Rapport Moral & d'Orientation par R. Eric HARDIN, Président de l'ALIRE

 

Rappel :
Conformément aux statuts modifiés lors de l'AG exceptionnelle de mars 1999, l'Assemblée Générale de l'ALIRE ne se réunit que tous les 2 ans.

1- CA

Depuis la dernière assemblée générale, le Conseil d’Administration de l’ALIRE s’est réuni 10 fois. Chaque séance de Conseil était suivie du Comité EDI/DILICOM, réunissant à parité libraires et distributeurs. 11 réunions du Comité de Pilotage ont également eu lieu.

Je rappelle que la Présidence et le secrétariat du Comité EDI sont assurés par l’ALIRE.

 

2- Les points essentiels depuis deux ans :
- faire évoluer DILICOM de la fonction de "passeur d'EDI", à une prise en charge de la qualité de ce qui se fait en matière d'EDI.
- travailler sur la qualité. Ceci à tous les niveaux ; commandes, traitements, fichiers. Le résultat est la mise en œuvre d'un « Plan Qualité » au sein de DILICOM. 
- conduire à une baisse des coûts avec plus de prestations.

 

3- Communication
• Interne : la circulation des documents de travail s’effectue dans l’harmonie entre les membres du Conseil d’Administration. De même pour le Comité EDI. Une organisation via Internet va permettre de diminuer les coûts et nous rendre plus performants.
• Ouverture d’un e-mail.
• Externe : Un rédactionnel présentant l’ALIRE a été publié en mars 2000 dans « La Voix des Libraires ». Y étaient joints les résultats de l’enquête lancée auprès des SSII et concentrateurs en décembre 1999. Cette enquête portait sur les 4 développements importants ouverts dans le domaine de l’EDI : avis d’expédition, intégration des commandes spéciales, FEL, facture dématérialisée.
• Un autre rédactionnel sur les activités de l’ALIRE est paru dans le journal de DILICOM de janvier 2001
• Une journée de communication réunissant le 22 janvier 2001, libraires, distributeurs, SSII et Dilicom s’est tenue à Paris à l'initiative de l'ALIRE.

 

4- Développements EDI (Echange de Données Informatisé).
D'importants développements ont été réalisés sur les dossiers EDI depuis 2 ans. Pourtant cela n'avance pas toujours aussi vite que l’on le voudrait. Les dossiers sont souvent récurrents.  Mais, avec du recul, je peux dire que nous avons réussi à faire avancer plusieurs dossiers.

 

5- Avis d'Expédition (AE) :
5.1- Il s'agit de la réception de l’information en retour d'une commande EDI sur ce qui a été servi par l'éditeur : donc les réponses à la commande. À terme ce sera la capacité d'intégrer ces informations dans le traitement de la commande chez le libraire. Ceci simplifiera les travaux de réception et assurera de très notables gains de productivité à nos entreprises.
5.2- Des tests sont en cours entre des librairies et des distributeurs. (voir SSII ).  La « simple bonne idée » est dépassée : on rend opérationnels chez les libraires les avis d’expédition.
5.3- Rappel : le flux aller EDI paie pour le flux retour (AE).
5.4- À terme c'est l'ensemble des AE flux livres (commandes, opérations, offices) qui pourra être acheminé par EDI. Pour les nouveautés, cela touche les problèmes de fichier. 

 

6- Commandes Spéciales (CS)
6.1 Actuellement un pourcentage non négligeable de nos commandes réassorts ne peut passer
par la procédure normale et simplifiée de l'EDI. Soit parce qu'elles bénéficient de
conditions de remises ou d’échéances particulières, soit parce qu'elles doivent passer par
une validation par le représentant ou le distributeur en fonction de critères particuliers.
 C'est le cas des campagnes, signatures, opérations spéciales, rentrées scolaires et
 universitaires etc.
6.2 Nous travaillons donc à une intégration de ces commandes dans le circuit EDI par l'intégration d'une référence qui permettrait de faire reconnaître leurs spécificités. 6.3
6.3 Techniquement il s'agit de remplir un champ dans la norme des commandes qui existe déjà mais qui dans la plupart des cas n'est pas alimenté faute d'avoir la possibilité d'accès au champ à renseigner. C'est principalement une question d’absence de développement de la part des SSII qui rend inaccessible ce champ aux libraires (voir SSII).

 

7- Centrale de règlement (BATCH)
7.1 Nous sommes confrontés à l'importance du volume des tâches comptables et administratives. Nous traitons un volume de factures comme une quantité de règlements fournisseurs des plus impressionnants. Nous subissons tous l'absurdité des pro forma de la part de certains de nos fournisseurs et des réclamations qui sont lourdes à faire et à suivre. 
7.2 Le BA (Bookseller Association, syndicat des libraires en GB) a développé un programme sur Internet qui permet :
• De visualiser les factures par les distributeurs.
• D'accepter ou de contester tout ou partie de ces factures
• De placer des avis de crédits par courrier électronique afin de traiter les litiges.
• Le fournisseur répondant par la même voie.
• De pouvoir exporter les pieds de factures dans sa propre comptabilité sans avoir à les ressaisir.
• De centraliser les paiements en un seul virement, tout en gardant le contrôle de ce qu'il accepte de payer.
7.3 Cette solution nous a paru assez intéressante. Un premier voyage d'étude a été fait à Londres. Des démonstrations ont été vues à Francfort. Également à Paris lors de la journée de 22 janvier 2001 que nous avons organisée. L'objectif est d'étudier maintenant un scénario économique qui tienne compte des particularités de notre système bancaire et des habitudes de recouvrement des distributeurs français.

 

8- Fichiers et FEL (Fichier Exhaustif du Livre)
8.1 Il n'y a pas de développement dans l'utilisation de l'informatique et de l'EDI sans s'appuyer sur un fichier quantitativement et qualitativement fiable et à jour.
8.2  C'est encore plus vrai d'une profession qui utilise plus de 600 000 références, 40 000 nouveautés l'an et dont les produits sont soumis à de très nombreuses modifications de prix et de disponibilité.
Le projet de la CLIL d'organiser un Fichier Exhaustif du Livre ne pouvait donc qu’intéresser l'ALIRE.
8.3  Le choix de DILICOM comme opérateur du fichier nous satisfait pleinement. C'est en effet pour nous un garant de sérieux, d’efficacité au prix le plus bas, et la capacité donnée aux usagers d’être entendus.

8.4  Le FEL a été constitué entre Hachette, Dilicom, et la CLIL le 25 janvier 2001. Il devrait être commercialisé pour cet été. C'est un très important dossier pour notre profession. 

 

9- SSII  : les clés du développement dans l'utilisation de l'EDI
9.1  La lenteur dans la mise en place opérationnelle des développements de l'EDI en librairie doit être recherchée en grande partie auprès des SSII.
9.2  Nous sommes face à des libraires qui sont pour la plupart totalement dépendants des SSII pour assurer les développements nécessaires à l'utilisation des AE, CS, et demain pour l'intégration automatique du FEL ou du BATCH. Nous nous trouvons devant une situation paradoxale : des libraires qui n'utilisent pas des outils disponibles car ils ne les connaissent pas et ne savent pas exploiter ces nouvelles applications de l'EDI. Et d’un autre côté des SSII qui, pour leur part, déclarent n’avoir aucune demande de libraires pour utiliser les nouvelles possibilités de l'EDI. Et donc... ne développent pas ou faiblement les progiciels, estimant avoir d'autres priorités puisqu'il n'y a pas de demande de la part de libraires qui ne savent pas !
9.3  Afin de sortir de cette situation qui nous fait tourner en rond l'ALIRE a décidé de faire avec DILICOM un travail régulier et de fonds avec les SSII.   
9.4  Plusieurs réunions de travail ont eu lieu, et des informations leur ont été communiquées sur les normes (AE, CS). Je rappelle qu’une journée avec des libraires capables de peser sur les SSII, a été organisée le 22 janvier 2001 pour faire avancer les dossiers. Les SSII étaient bien sûr présentes. Plusieurs rencontres sont programmées et des dates fixées pour aboutir.
Mais l'essentiel est de fournir une information aux utilisateurs afin qu'ils puissent peser sur leurs SSII pour faire aboutir les développements nécessaires. C'est la clé du problème. 

 

10- Augmentation de la participation de l'ALIRE dans le capital d'EDILECTRE/DILICOM
10.1  Comme annoncée lors de l'AG de 1999, la participation de l'ALIRE dans le capital social de la SA Edilectre/Dilicom a été portée de 17 % à 25% , maximum actuellement autorisé par les statuts de la SA.
10.2  Hatier/Foucher ayant préféré différer leur décision de vendre les actions Edilectre/Dilicom, nous avons finalement acheté les parts des PUF et souscrit ainsi à une augmentation du capital dans la SA.
10.3  Le financement de l'opération (135 210 fr. ) à été effectué pour
60 000 fr. sur nos fonds propres, 50 000 fr. sur les remises et ristournes utilisateurs année 2000, le reste (25 210 fr. ) sur l'année 2001.
10.4  L'ALIRE est donc actuellement l'actionnaire principal de Edilectre/Dilicom.

 

11- ALIRE et la création de Clubs d'utilisateurs de progiciels d'exploitation de librairies
11.1  Les libraires sont pour une grande majorité dépendants des SSII (société de services informatique ), aussi bien pour les développements des progiciels d'exploitation que pour des aspects aussi variés que la maintenance, le matériel etc.
11.2  Le principe que l'ALIRE intervienne dans l'organisation de clubs d'utilisateurs de progiciels d'exploitation de librairies a été accepté en CA (sous réserve que le financement de ces clubs soit pris en charge par les utilisateurs eux-mêmes). Une étude à été réalisée fin 1999 qui propose l'utilisation d'Internet, des forums de discussions et le courrier électronique pour organiser les clubs d'utilisateurs. C'est assez simple et facile.  Dilicom est d'accord pour héberger le site.  Reste à mobiliser les libraires intéressées….Et leur demander  une contribution modeste (environ 1000 fr. an). Surtout pour assurer le démarrage et l’organisation.  
11.3  l reste donc à concrétiser l'idée, à s'assurer que c'est véritablement un besoin des libraires, et mettre en place le fonctionnement.
11.4  La question essentielle est de savoir s'il faut compter uniquement sur le militantisme et  le bénévolat, ou s'il convient de se doter de quelques moyens appropriés.(voir fin).

 

12- ADHESION AU SYNDICAT DE LA LIBRAIRIE ET LA CLIL
12.1 L'adhésion à l'ULF en tant que membre associé avait été acceptée en son principe lors de l'AG de 1999. La fusion ULF- SNLF qui a débouché sur la création (juin 1999) du Syndicat de la Librairie Française a incité l'ULF à reporter la question. La demande a été reposée récemment au SLF ; nous attendons une réponse.
12.2 Pour notre demande d'adhésion à la CLIL (Comité de Liaison Interprofessionnel du Livre) il a été répondu une lettre du Président du Collège libraire (M.Dewas) qui n'était pas d'une clarté limpide ! Le CA de l'ALIRE ne voulant pas polémiquer avec la CLIL, a décidé de surseoir à la demande d'adhésion, la CLIL s'engageant à nous associer aux travaux concernant le FEL (Fichier Exhaustif du Livre). 

 

13- AXES DE TRAVAIL POUR 2001 & 2002
• Le suivi des grands dossiers de l'EDI demande à être continué : avis d'expédition, commandes spéciales, Fichier Exhaustif du Livre, centrale de règlements.
• Pousser et contrôler le « Plan Qualité » DILICOM.
• Actualiser l'étude de 1992 sur la satisfaction des usagers de l'EDI
• Avancer sur le projet « club d'utilisateurs de progiciels libraires ».
• Trouver les moyens d'une meilleure communication avec les usagers

Les projets de l'ALIRE nécessitent un peu plus de moyens. Il n'est pas possible pour les libraires de l'association d'assumer une charge de travail supplémentaire. Nous touchons les limites du bénévolat. Le Conseil d'Administration a voté d'augmenter le temps secrétariat à un mi-temps annualisé.

Pour cela nous avons besoin :
- de renégocier la convention avec DILICOM et la porter à 200 KF.
- De demander une subvention pour l’étude de satisfaction des usagers et le club utilisateurs.
- d’augmenter la cotisation de 250 fr. à 500 fr HT. (pour 2002)
C'est avec ces moyens supplémentaires que nous pourrons pleinement travailler pour développer l’EDI auprès des utilisateurs et leur donner les meilleures chances de l'utiliser au mieux dans leurs librairies.

 

Je voudrais remercier les Administrateurs qui ont activement participé aux travaux et qui ont donné de leurs temps pour faire avancer l'EDI dans le quotidien de toutes les librairies.
Je voudrais remercier au nom de tous les utilisateurs membres de l’ALIRE :
Bertrand Picard et Pierre Dugontier de la FNAC, Marc Stinat de la Librairie Del Duca, François Millet de la Librairie Lamartine, Catherine Martin notre trésorière de la Librairie la Procure, Pierre Montacié de la CUC, Malika Tarrasse du CELF , et Marie Dominique Doumenc pour son efficacité.

J'apprécie beaucoup de travailler avec une telle diversité de représentants de la librairie française. Nos contacts comme nos échanges sont toujours très courtois, très intéressants et j'ai beaucoup appris à leur contact. Merci  à tous.

 

Saint-Quentin-en-Yvelines,
Mars 2001
R. Eric Hardin

 

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